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2008 s’annonce décidemment bien avec l’émergence de la soi-disant ‘’nouvelle génération’’ du rap galsen et le retour sur scène de certains anciens à l’image de Daddy Bibson dont le nouvel album Sant Rek sera l’objet de cette chronique. Ca faisait longtemps que le public du hip hop sénégalais attendait l’homme qui aura marqué l’histoire du rap galsen de par son implication dans beaucoup de clash, son passage dans des groupes mythiques, par son engagement et surtout pour ses records de vente d’album. L’album ‘’Sant Rek’’, composé de 19 titres dont la majeure partie a été enregistrée dans le studio YEK SEN KAW est une sorte de reconnaissance envers Dieu, Le Prophète Mohamed (PSL), Cheikh Ahmed Tijiane (RTA), Cheikh Ibrahima Niass (RTA), Cheikh Mamour Insa Diop. La particularité de cet album se trouve dans la diversité des thèmes, l’originalité des mélodies mais surtout des différents types de rap abordés dans celui ci : Spirituel, egotrip, social et engagé. Mis à part l’Intro, le premier titre de l’album porte le nom de ce dernier : Sant Rek. Sur un beat rap et un fond Jazzy, Daddy Bibson rend grâce à son guide spirituel Cheikh Ibrahima Niass et nous faire part de son amour profond envers lui. D’ailleurs, ce thème reviendra avec les titres Khippil Rek Guiss et Dieureudieufée Baye avec la présence de Dread Skeezo (Underground P.A) et de son ancien compagnon à la plume d’or Maxy Krezy. On remarquera sans doute leurs bonnes performances techniques et lyricales. Daddy Bibson a souvent témoigné de son amour pour le ghetto à travers ses œuvres. Cette fois ci, c’est sur un beat mélancolique, avec un petit sample de la voix d’Akon, que l’artiste relate la Ghetto Life. Ceci coïncide bien avec la situation actuelle de notre pays. Face à une flambée des prix des denrées de première nécessité et l’impuissance des autorités, c’est la banlieue qui paye les factures. Là ou les conditions de vie vont de mal en pire, la prostitution, les agressions, les deals deviennent les seuls recours pour subvenir au besoin les plus élémentaires. Comme tous les albums de Daddy B, Sant Rek demeure très égotrip dans l’ensemble. Les titres Hands Up, Never Give up et Warriors avec en témoignent. On se réjouira de la participation de Jibril et Ayoba sans compter le flow énervé et énergétique de NittDof dans Never Give Up qui a fait la promotion de cet album. L’immensité de cet album est de telle sorte qu’on ne peut pas tout résumer dans une chronique mais les habitués savent déjà à quoi s’attendre quand il s’agit de Daddy Bibson. Les titres Boy Dakar, Mame Sokhna, Samay Niggers, Etats des lieux et Parité sont à découvrir dans le produit que je qualifierai de celui de la maturité de par l’écriture, de par les productions et de par la technique. L’artiste lui-même l’aura confirmé dans une radio de la place. Sachant que l’année 2008 nous réserve de grandes surprises, Sant Rek peut ne pas être la sortie événement mais force sera de constater que rarement on trouvera beaucoup à dire sur un album.
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